158 nébuleuses par réflexion, cataloguées en 1966. De la poussière qui ne brille pas et renvoie la lumière d'une étoile voisine. Leur lumière étant celle d'une étoile, donc continue, il faut ouvrir le filtre — à rebours de ce qu'on lit d'habitude.
Sidney van den Bergh
né en 1929
Né aux Pays-Bas, formé à Princeton, il a fait l'essentiel de sa carrière au Canada, où il a dirigé l'observatoire fédéral d'astrophysique. Ses travaux portent surtout sur les distances dans l'univers : les supernovæ, les amas d'étoiles, la classification des galaxies.
Son catalogue de 1966 recense 158 nébuleuses par réflexion : de la poussière interstellaire qui ne produit aucune lumière et se contente de renvoyer celle d'une étoile voisine. Comme un phare dans le brouillard.
D'où leur couleur, et d'où une conséquence pratique qui va à rebours de tout ce qu'on lit sur les filtres. Ces nébuleuses paraissent bleues parce que la poussière diffuse mieux les courtes longueurs d'onde — le même mécanisme qui fait le ciel bleu de la journée. Leur lumière est celle d'une étoile, donc continue, étalée sur tout le spectre. Un filtre double bande, qui ne laisse passer que deux raies étroites, en couperait la quasi-totalité. Sur un objet van den Bergh, il faut ouvrir le filtre.
Pas de portrait : les photographies de cet astronome sont toutes protégées, et ce site n'en prend pas sans droit. Sa notice sur Wikipédia
À voir dans le catalogue
Les plus accessibles, fiches rédigées d'abord, puis les Messier, puis les plus brillants. Voir tout le catalogue.